3 milliards d’euros pour transformer les gares d’Île-de-France

Le Conseil du Syndicat des Transports d’Île-de-France vient d’approuver les grands principes d’un plan de développement des nouvelles gares d’Île-de-France, à la fois intermodales et multiservices. L’ensemble de ces programmes représente un budget global de 3 milliards d’euros d’ici 2025. Île-de-France Mobilités (anciennement STIF) a également entériné un plan ambitieux de rénovation des gares routières pour un montant de 250 millions d’euros sur 10 ans.

L’Île-de-France compte pas moins de 455 gares ferroviaires traversées quotidiennement par les RER et transiliens du réseau de transport publics le plus dense au monde. L’adaptation et la modernisation de ces gares aux besoins des voyageurs du XXIe siècle sont un véritable défi que Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités, a choisi de relever.

« La rénovation de nos gares est essentielle dans le cadre de la ‘Révolution des transports’ que j’ai lancée, explique-t-elle, car la gare d’aujourd’hui et de demain n’est plus seulement un lieu où l’on vient prendre son train. C’est pourquoi, j’ai décidé de lancer un large plan d’actions et d’investissements pour des gares modernes, sécurisées, et plus accueillantes pour les voyageurs ».

Des gares modernisées et sécurisées d’ici 2025

L’effort de rénovation est engagé dans plus de 150 gares où des travaux sont en cours ou à l’étude pour l’embellissement des structures, l’amélioration de la circulation (construction de passerelles ou tunnels de franchissement des quais), l’amélioration des flux et de l’information voyageurs grâce à plus de signalétique et d’écrans. La priorité est donnée aux grandes gares de grande couronne.

Par ailleurs, l’une des priorités est la mise en accessibilité des gares pour les personnes en situation de handicap. Les travaux nécessaires sont donc engagés pour un budget de 1,4 milliard d’euros afin que 266 gares soient accessibles en 2025.

100% des gares ferroviaires seront intégralement vidéoprotégées d’ici 2021. Elles seront également toutes sous contrôle automatique, c’est-à-dire fermées par des portiques de validation de titres de transport, en 2021. La présence humaine, essentielle en gare, est renforcée cette année avec 700 agents supplémentaires consacrés à la sûreté déployés sur le terrain.

De nouvelles gares tournées vers l’intermodalité et les services aux voyageurs

Île-de-France Mobilités a décidé d’investir dans la création dès cette année de 150 espaces connectés confortables et chauffés en gare, équipés de prises électriques et d’une connexion Wi-Fi gratuite. De plus 120 gares, soit toutes les gares de plus de 5 000 voyageurs par jour, seront équipées de toilettes d’ici 2021, contre 46 seulement actuellement.

En tant que carrefour des mobilités, les nouvelles gares ferroviaires doivent faciliter les connexions avec les autres modes transports traditionnels (bus, voiture, vélo, etc.) et plus alternatifs (covoiturage, autopartage, vélo électrique, etc.). Pour cela, Île-de-France Mobilités encourage l’usage du vélo comme mode de rabattement vers la gare avec la création de 20 000 places de stationnement sécurisé Véligo d’ici 2020, mais aussi le lancement prochain d’un service régional de location longue durée de vélos à assistance électrique.

La voiture n’est pas oubliée puisque 10 000 places de stationnement supplémentaires en Parc Relais sont créées pour 2021. Le covoiturage est également encouragé notamment avec l’intégration de la fonctionnalité covoiturage dans le calculateur d’itinéraire de transports en commun Vianavigo.

Enfin, des solutions innovantes de transports publics vont progressivement s’ajouter à l’offre existante, notamment avec l’expérimentation prochaine de véhicules autonomes sur l’Esplanade de Paris La Défense pour le dernier kilomètre de trajet des voyageurs, là où les bus classiques ne peuvent pas circuler.

Les gares routières d’Île-de-France deviennent des Éco-stations Bus

Le bus est le mode de transport le plus utilisé par les Franciliens. La réhabilitation et la transformation des gares routières d’Île-de-France est donc une étape essentielle dans la « Révolution des Transports » afin d’offrir une meilleure qualité de service aux voyageurs.

Les nouvelles Éco-stations Bus devront améliorer le confort d’attente des usagers, renforcer leur sentiment de sécurité, leur procurer une meilleure vue d’ensemble et lisibilité de la station. Ce programme de rénovation et création concernera 52 Éco-stations sur 10 ans pour un budget de 200 millions d’euros, au rythme d’environ 5 par an. Deux projets sont actuellement à l’étude avec la station bus de Château de Vincennes et celle de la Gare de Lyon (rue de Bercy).