Se déplacer la nuit en transports en commun

Une étude sur les transports publics la nuit en Île-de-France a été menée à la demande d’Île-de-France Mobilités (anciennement STIF) pour adapter au mieux l’offre de transports aux besoins des voyageurs. Constats et perspectives.

2 à 3 millions de déplacements la nuit en Île-de-France

1,8 million de déplacements sont réalisés chaque nuit du lundi au jeudi, un peu plus de 2 millions le vendredi et plus de 3 millions le samedi.

  • Les déplacements la nuit représentent entre 5 à 9% des déplacements quotidiens.
  • En semaine, près de trois-quarts des déplacements nocturnes se font pendant la fin de soirée de 21h à minuit.
  • Les déplacements la nuit se font pour 60 % d’entre eux hors de Paris.
  • Les loisirs : premier motif de déplacement la nuit
  • Plus de déplacements liés aux loisirs dans Paris, liés au travail en banlieue
  • Des déplacements plus longs la nuit qu’en journée (de 6,4 à 7,3 km selon les nuits, contre 4,4 à 5 km en moyenne sur un jour entier.)
  • Les déplacements la nuit sont majoritairement effectués par des hommes, sauf le week-end.
  • Plus de la moitié des déplacements la nuit sont réalisés en voiture et en deux-roues motorisé.

Quelle offre de transport la nuit pour les Franciliens ?

  •  Les lignes de trains-rer et de métro fonctionnent toute l’année de 5h00 à 01h00 du matin en semaine et jusqu’à 2h00 le samedi pour le métro.
  • Le Réseau de bus de nuit Francilien, le Noctilien, compte aujourd’hui 48 lignes qui circulent de 0h30 à 5h30 du matin.
  • Un offre de transports la nuit pour le réveillon du 31 décembre, la Fête de la musique et pour certains événements comme la finale de l’UEFA EURO 2016.

Perspectives pour l’amélioration de l’offre de transport nocturne

Cette étude conclut que le besoin de transports en commun par mode lourd (train, métro) n’est pas avéré, et fait des propositions pour améliorer l’offre de nuit par Noctilien, étudier les transports en commun par métro la nuit seulement sur certaines nuits spécifiques, et renforcer l’articulation entre les offres alternatives et les arrêts des transports en communs nocturnes.

Cette étude se base en partie sur les données recueillies par l’OMNIL, l’observatoire de la mobilité en Île-de-France. Cette étude expose également plusieurs pistes de travail pour améliorer les déplacements nocturnes sur l’ensemble de la Région.