[Les travaux avancent] En attendant le Tram 10, priorité à l’environnement

Les travaux ont débuté pour le projet de nouvelle ligne Tram 10 qui doit relier Antony à Clamart en 25 minutes à l’horizon 2023. Ce nouveau mode de transport, fiable et performant, permettra de renforcer l’offre de transport dans le sud des Hauts-de-Seine en créant des solutions de déplacement pour les habitants de la petite couronne sans passer par Paris. Ce faisant, les projets de transports accompagnent la dynamique des territoires. Ici, le Tramway s’insère dans un secteur caractérisé par une grande richesse naturelle et patrimoniale. Pour préserver et valoriser cet environnement, Île-de-France Mobilités s’attache à intégrer cette composante à toutes les étapes du projet. Pour preuve, voici quelques exemples.

 

Une démarche visant d’abord à éviter les impacts

 

Pour chaque projet d’infrastructures mené en France, la loi impose aux maîtres d’ouvrage de s’engager à réduire l’impact de celui-ci sur l’environnement. Dans le cadre du Tram 10, Île-de-France Mobilités et le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, se sont engagés à aller au delà de leurs obligations légales pour concevoir un projet de très haute qualité environnementale.

Il s’agit tout d’abord d’éviter les impacts à chaque fois que cela est possible. Cela se prépare dès les premières phases d’études, en veillant à ce que le tramway réutilise en majorité des voies existantes et n’impacte que marginalement les espaces naturels et les habitats d’espèces protégées.

Quand des impacts sont malheureusement inévitables, il faut tendre à les limiter. Pour cela, Île-de-France Mobilités est accompagné par un écologue qui assure le suivi environnemental des travaux. Dès qu’un impact est identifié, des mesures sont prises pour en réduire la portée : en réalisant les coupes d’arbres en dehors des périodes de nidification, en installant des bâches pour empêcher les amphibiens de migrer vers des zones en chantier ou encore en installant des abris pour certaines espèces vulnérables comme les hérissons.

Enfin, des compensations environnementales sont prévues dans le cadre du projet. La construction de la ligne nécessitant le défrichement de 3,5 hectares de parcelles boisées, Île-de-France Mobilités s’est engagée à replanter 12 hectares de forêts ailleurs dans la Région. Le projet contribue également au fond stratégique du bois et de la forêt.

 

Un projet au cœur des espaces naturels

 

Un projet qui contribue à régénérer la forêt et protéger la faune locale

 

Dans le cadre de la démarche de compensation environnementale du projet Tram 10, Île-de-France Mobilités s’est engagé à restaurer plusieurs parcelles actuellement dégradées dans la forêt de Verrières. Quatre parcelles situées à proximité du tracé, au Bois de la Béguinière et au Bois du Carreau, sont concernées. Le projet de restauration a été réalisé en partenariat avec le Conseil National de la Protection de la Nature.

En restaurant des espaces forestiers aujourd’hui en mauvais état, ces travaux permettent de créer de meilleures conditions d’habitat et de reproduction pour la faune locale en diversifiant les milieux boisés actuels. Au programme : délimitation d’îlots où les arbres peuvent grandir sans intervention humaine, aménagement de clairières et de lisières, diversification des essences présentes… Tous ces travaux sont réalisés avec des techniques respectant les sols de la forêt, et même en traction animale quand cela est possible.

 

Travaux de restauration dans la forêt de Verrières

 

Le projet Tram 10 vise aussi à protéger les espèces protégées résidant à proximité des travaux. Parmi les espèces à surveiller, plusieurs hérissons d’Europe nichent à Clamart à proximité de la future station « Jardin Parisien ». Cinq abris ont été aménagés dans le cimetière du Parc et dans l’Espace Naturel Sensible de la Promenade des Quatre forêts. Ils sont construits en bois : d’abord trois rondins au sol en triangle, en gardant une entrée de 20 cm, puis le toit, recouvert de branchages. Les hérissons peuvent ainsi trouver refuge dans des secteurs protégés et se déplacer en évitant les routes, première cause de mortalité de l’animal en milieu urbain.

 

Des abris pour hérissons dans la forêt de Clamart

 

Enfin les travaux du tramway pouvant être très perturbants pour les espèces locales, des actions spécifiques sont menées pour éviter que les animaux ne s’approchent du chantier. Par exemple, une bâche de protection a été installée dans la forêt de Verrières en amont des travaux afin de s’assurer que les amphibiens ne migrent pas vers des espaces qui seront concernés par les travaux du site de maintenance et de remisage.

 

Une bâche pour protéger les amphibiens

Le projet en bref