À voir, à faire en Île-de-France ? Spécial 8 mars

#1. Plongez dans l'histoire des femmes et du féminisme à la Bibliothèque Marguerite Durand

Un des objets de la collection de la bibliothèque Marguerite Durand est un éventail militant pour le droit de vote des femmes en France (obtenu en 1945) - Je désire voter : le vote des femmes, 26 avril-3 mai 1914 : 505 972 voix, «le vote blanc» organisé par «Le journal»
Un des objets de la collection de la bibliothèque Marguerite Durand est un éventail militant pour le droit de vote des femmes en France (obtenu en 1945) - Je désire voter : le vote des femmes, 26 avril-3 mai 1914 : 505 972 voix, «le vote blanc» organisé par «Le journal»

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Un des objets de la collection de la bibliothèque Marguerite Durand est un éventail militant pour le droit de vote des femmes en France (obtenu en 1945) - Je désire voter : le vote des femmes, 26 avril-3 mai 1914 : 505 972 voix, «le vote blanc» organisé par «Le journal» © Ville de Paris / bibliothèque Marguerite Durand

Située dans le 13e arrondissement de Paris, la Bibliothèque Marguerite Durand est la première bibliothèque fondée sur l'histoire des femmes, du féminisme et du genre en France.

Créée en 1932 pour accueillir les archives de la journaliste et militante féministe Marguerite Durand (1864-1936), elle dispose aujourd'hui d'un fonds exceptionnel avec :

  • Plus de 50 000 ouvrages sur les droits des femmes, l'égalité et les luttes féministes
  • 1500 périodiques féminins, féministes, militants et de recherche
  • Une collection précieuse : affiches, correspondances, photographies et fonds d'archives
  • Des expositions et événements (consultez leur site)
  • Un blog scientifique L'effet Marguerite : avec des articles, des décryptages et des sélections de documents à découvrir

Pourquoi y aller ?

La bibliothèque expose une collection d’objets passionnants, comme l'éventail "je désire voter", témoin de la conquête du droit de vote des femmes (photo juste au-dessus).

Informations pratiques

Bibliothèque Marguerite Durand :  79 rue Nationale, 75013 Paris

  • Métro 14 : station Olympiades
  • Métro 7 : station Porte d'Ivry
  • Entrée gratuite : consultation des documents sur inscription

Attention : comme la Bibliothèque nationale de France, c’est une bibliothèque de recherche, on ne peut pas emprunter les documents. 

#2. La Maladrerie d'Aubervilliers, l'architecture inventive et sociale de Renée Gailhoustet

La façade des bâtiments du quartier de la Maladrerie à Aubervilliers
Autre vue du quartier de la Maladrerie à Aubervilliers
La Maladrerie et un bout de ses jardins
La façade des bâtiments du quartier de la Maladrerie à Aubervilliers
Autre vue du quartier de la Maladrerie à Aubervilliers
La Maladrerie et un bout de ses jardins

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La façade des bâtiments du quartier de la Maladrerie à Aubervilliers © BSantiard

Cap sur Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, pour découvrir la Maladrerie, un quartier construit entre 1975 et 1984 par l'architecte Renée Gailhoustet (1929-2023).

Figure majeure de l'architecture française maintes fois récompensée, Renée Gailhoustet est l'une des rares femmes architectes de sa génération à avoir marqué le paysage urbain francilien.

La Maladrerie : du beau pour les logements sociaux

Loin des barres d'immeubles, La Maladredrie est un ensemble de logements sociaux entre terrasses suspendues, mixité, asymétrie et jardins.

Les + de 1000 logements sociaux du quartier défient les codes de l'urbanisme traditionnel avec :

  • Des coursives et passerelles suspendues qui créent des espaces de rencontre
  • Des jardins et des terrasses arborés
  • Des volumes asymétriques qui offrent lumière, beauté et intimité aux habitants
  • De la mixité : les logements cohabitent avec les commerces, les équipements socio-culturels et ateliers d’artistes

Pourquoi y aller ?

Pour découvrir la vision collective et sociale d'un génie de l'architecture française.

La Maladrerie est inscrite aux labels Patrimoine du XXe siècle et Architecture contemporaine remarquable.

Informations pratiques

La Maladrerie, rue de la Maladrerie, 93300 Aubervilliers

  • Métro 7 : station Aubervilliers - Pantin Quatre Chemins, puis 10 minutes à pied
  • Balade libre possible dans les espaces extérieurs publics

#3. Le Parc Suzanne Lenglen, hommage à une championne en avance sur son temps

Parc Suzanne Lenglen © Elodie Gutbrod
Parc Suzanne Lenglen © Elodie Gutbrod
Parc Suzanne Lenglen © Elodie Gutbrod
Parc Suzanne Lenglen © Elodie Gutbrod
Parc Suzanne Lenglen © Elodie Gutbrod
Parc Suzanne Lenglen © Elodie Gutbrod

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Direction le 15e arrondissement de Paris pour découvrir le Parc Suzanne Lenglen : un espace vert de 15 hectares qui porte le nom d'une championne hors norme.

Suzanne Lenglen (1899-1938), c'est la première star internationale du tennis féminin, elle a remporté 241 titres et a gagné six fois le tournoi de Wimbledon. Le deuxième court principal du stade Roland-Garros porte son nom (rien que ça).

Elle bouscule les codes du tennis féminin des années 1920 en abandonnant le corset pour des jupes courtes et des bandeaux. Elle libère sa pratique des carcans et scandalise, au passage, toute une époque.

Pourquoi aller au parc Suzanne Lenglen ?

  • Des terrains de sport intégrés au paysage : tennis (bien sûr), rugby, athlétisme, basket, football, roller, boulodrome, gymnase...
  • Un jardin paysager
  • Une ferme pédagogique urbaine (La Ferme de Suzanne) : avec chèvres naines, moutons d'Ouessant, poules et lapins

Informations pratiques

Parc Suzanne Lenglen, 2 rue Louis Armand, 75015 Paris

Ouvert tous les jours 

  • Métro 12 : station Corentin Celton
  • Métro 8 : station Balard
  • RER C : gare Issy Val de Seine

#4. La Verrerie de Soisy-sur-École, de flammes en fille

Les bâtiments et jardins de la Verrerie de Soisy-sur-École
Œuvres en verre soufflé à découvrir dans les jardins de la verrerie
Les bâtiments et jardins de la Verrerie de Soisy-sur-École
Œuvres en verre soufflé à découvrir dans les jardins de la verrerie
Les bâtiments et jardins de la Verrerie de Soisy-sur-École
Œuvres en verre soufflé à découvrir dans les jardins de la verrerie

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Les bâtiments et jardins de la Verrerie de Soisy-sur-École © Verrerie de Soisy-sur-École

Direction l'Essonne pour découvrir un lieu où le savoir-faire se souffle à 1200°C : la Verrerie de Soisy-sur-École.

Tout commence en 1977, quand Elizabeth Giraud (directrice de la Verrerie de La Rochère en Haute-Saône), crée une verrerie artisanale dédiée à la transmission des gestes artisanaux, pour contrer la mécanisation du métier.

Son but ? Perpétuer cette tradition millénaire et la rendre accessible au public. Elle choisit un coin de verdure en bord de rivière pour faire bâtir l'atelier et confie la gestion à sa fille, Marie-Alice Alary.

Une verrerie artisanale ouverte à tous

La Verrerie de Soisy-sur-École, c'est :

  • Un atelier en activité où observer les verriers souffler leur art
  • Un jardin de verre poétique : des installations artistiques disséminées dans un parc arboré au bord de l'eau
  • Des savoir-faire d'exception : filigrane (ouvrage fait de fils de verre entrelacés et soudés), incalmo (assemblage de bulles colorées à chaud) et autres techniques artisanales
  • Une boutique présentant toutes les créations

Informations pratiques

Verrerie de Soisy-sur-École, 12 Rue du Moulin des Noues, Soisy-sur-École

  • Accès : RER D jusqu'à Melun, puis bus 3424 arrêt La Rionnerie
  • Visite libre et gratuite pour les particuliers
  • Boutique et jardin de verre accessibles

#5. Le Château-atelier de Rosa Bonheur, flâner sur les terres d’une artiste libre

Les jardins du Château de By, atelier et lieu de vie de l'artiste Rosa Bonheur
L'atelier de la peintre à visiter sur place (payant)
Une autre vue des grands jardins qui entourent le château de Rosa Bonheur
Les jardins du Château de By, atelier et lieu de vie de l'artiste Rosa Bonheur
L'atelier de la peintre à visiter sur place (payant)
Une autre vue des grands jardins qui entourent le château de Rosa Bonheur

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Les jardins du Château de By, atelier et lieu de vie de l'artiste Rosa Bonheur © Château Rosa Bonheur

À Thomery, à quelques kilomètres de Fontainebleau, le Château de By (XIXe siècle) fut le royaume de celle qui peignait les animaux comme personne, portait le pantalon quand c'était illégal et vivait avec sa compagne : la peintre Rosa Bonheur (1822-1899).

Le château, classé, est l'un des rares lieux franciliens à porter haut la mémoire d'une femme artiste talentueuse, anticonformiste et visionnaire. 

Pourquoi y aller ?

  • Un parc romantique en accès libre : pour se balader dans les jardins à l'anglaise qui inspiraient la peintre
  • Un salon de thé où savourer une pâtisserie dans un décor unique
  • Un musée (payant) pour découvrir toutes les œuvres et l'atelier de l'artiste

Informations pratiques

Château Rosa Bonheur, 15 rue Rosa Bonheur, 77810 Thomery  

  • Accès : Ligne R jusqu'à la station Thomery + 20 minutes à pied à travers la forêt
  • Accès au jardin gratuit

En résumé : que faire en mars en Île-de-France ?

  • Plonger dans l'histoire des femmes et des luttes féministes à la Bibliothèque Marguerite Durand
  • Découvrir l'architecture sociale et audacieuse de Renée Gailhoustet à la Maladrerie d'Aubervilliers
  • Se balader et respirer au Parc Suzanne Lenglen, hommage vivant à une championne de tennis
  • Observer la magie du verre soufflé à la Verrerie de Soisy-sur-École
  • Flâner dans les jardins de Rosa Bonheur au Château de By, refuge créatif d'une artiste libre