Des mesures renforcées pour + de sécurité dans les transports

Publié le 4 novembre 2018

L’amélioration du quotidien des voyageurs passe par des déplacements réalisés en toute sécurité. Île-de-France Mobilités a engagé des investissements conséquents pour renforcer la sécurité des utilisateurs de transport en commun mais aussi celle des agents qui travaillent au quotidien pour garantir aux voyageurs de meilleures conditions de transport. Ces investissements concernent le renforcement de la présence humaine sur l’ensemble du réseau et à toute heure (agents de sécurité, médiateurs, équipes de cyno-détection, …) mais aussi la mise en place d’équipements de sécurité (caméras de vidéo-protection, centre de sécurité, numéro d’urgence unique 31 17, etc.).        

Déploiement d’agents de protection, numéro d’urgence, vidéoprotection… Île-de-France Mobilités renforce la sécurité dans les transports

Des moyens concrets pour lutter contre le harcèlement et les incivilités

La présence humaine a été fortement renforcée depuis 2016 avec le recrutement de 785 agents d’accueil, de sûreté et de médiation en gare et sur les réseaux de transport en commun de l’ensemble de la Région, contribuant ainsi à rassurer les voyageurs et assurer leur sécurité.

Sur le réseau RATP, ce sont plus de 5 300 agents qui sont présents dans les stations et gares du réseau, mobilisables directement pour alerter le Groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR), composé de 1 000 agents, dont une centaine d’équipes est déployée sur le réseau chaque jour. Le département de la sécurité RATP déploie également des équipes de sûreté en civil qui ont, parmi leurs missions, la lutte contre les violences faites aux femmes.

Sur le réseau SNCF, en Île-de-France, 5 000 agents sont présents en gare et dans les trains.  740 agents de la sûreté (SUGE) sillonnent également l’Île-de-France, et 172 médiateurs travaillent sur les lignes afin de lutter contre les incivilités.

Des moyens humains supplémentaires pour la RATP et la SNCF

Dans le cadre de ses contrats signés en 2016 avec la RATP et la SNCF, les effectifs sur le terrain seront augmentés de 490 personnes : 290 agents pour la SNCF (SUGE, médiateurs et agents commerciaux) et 200 agents pour la RATP (GPSR et équipes mobiles d’accompagnement des bus après minuit).

De plus, 40 brigades de cyno-détection se déploient en 2017 (20 SNCF) et 2018 (20 RATP au 1er juin). Elles participent à l’augmentation globale des services de sécurité et libèrent une partie d’entre eux de la vérification des bagages oubliés dans les rames pour se consacrer à leurs autres missions. Ces équipes permettent de réduire les délais d’intervention suite aux alertes aux colis abandonnés, la « levée de doute » peut se faire ainsi en une quinzaine de minutes au lieu d’une heure. Sur le réseau SNCF, on compte une hausse de 122% de sacs oubliés, soit plus de 150 interventions par an depuis 2014.

Des personnels formés pour la prise en charge des victimes de harcèlement

Depuis 2016, tous les agents RATP en contact avec les voyageurs reçoivent une formation dédiée à la prise en charge des victimes de harcèlement dans le cadre de leur formation initiale. Ce module spécifique a été élaboré en partenariat avec la Miprof (Mission interministérielle de protection des femmes contre les violences et de lutte contre la traite des êtres humains). Pendant cette formation » les agents RATP sont formés à l’accueil et à la prise en charge des victimes de violences et de harcèlements sexuels, à la connaissance du cadre légal et des moyens de lutte et d’alerte à disposition dans les transports publics.

SNCF Transilien a engagé en 2017, la formation de ses agents SUGE par un module spécifique sur le harcèlement sexuel dans ses emprises. Une formation élaborée avec la Miprof afin d’être au plus près du vécu des victimes. Les 740 agents de sécurité y ont appris auprès de professionnels à repérer les comportements déviants lors de leurs tournées, ils y ont appris à prendre en charge, écouter, reconnaître le statut de victime et à les orienter vers la police. En 2018, ce sont les agents de gare qui ont bénéficié de cette même formation.

Une présence humaine renforcée sur les réseaux de bus de Grande-Couronne

Île-de-France Mobilités finance également environ 520 agents de médiation pour 70 réseaux, dont 520 supplémentaires depuis 2016. Ces médiateurs assurent une présence rassurante, leur travail est apprécié tant par les opérateurs que par les voyageurs. Cependant, ils ne sont pas formés, ni équipés, pour faire des patrouilles dissuasives (ilotage) ou accompagner les contrôleurs, car ces situations peuvent être sources de conflits. Contrairement à la RATP et à la SNCF, les entreprises de bus de Grande-Couronne ne disposaient pas de personnel dévolu à ces tâches.

Île-de-France Mobilités a donc décidé d’accorder plus de moyens aux opérateurs pour renforcer la sécurité dans les bus de Grande-Couronne, avec 200 agents spécifiquement dédiés à la sûreté (en cours de recrutement), pour un budget estimé à 10 millions d’euros sur quatre ans. Les premiers d’entre eux ont pris leurs fonctions à la rentrée 2017. Ils pourront effectuer des rondes dissuasives et intervenir en cas d’incivilités.

Environ 130 millions d’euros sont versés chaque année par Île-de-France Mobilités aux opérateurs pour assurer une présence humaine : SUGE, GPSR, médiateurs SNCF, Optile et bus de nuit RATP.

40 brigades de maîtres-chiens déployées sur le réseau pour une meilleure gestion des colis suspects

Depuis 2014, le nombre de sacs et objets oubliés a augmenté de 122% sur le réseau Transilien avec aujourd’hui plus de 1500 signalements par an, soit plus de 4 par jour, et près de 7 cas signalés par jour sur le réseau RATP. Ces situations, de plus en plus fréquentes, provoquent de nombreux retards et perturbations et renforcent un sentiment d’insécurité.

Depuis juillet 2018, ce sont au total 40 équipes de cyno-détection, composées d’un maître-chien associé à un chien spécialement dressé pour détecter les explosifs, qui sont opérationnelles sur les réseaux de transports opérés par la SNCF et la RATP pour répondre à tout signalement d’objet suspect oublié dans une gare, une rame de métro, etc.

Île-de-France Mobilités agit avec les opérateurs pour renforcer les moyens humains et garantir plus de sécurité dans les transports franciliens tout en maintenant un effort constant sur l’amélioration de la régularité du trafic. Ce dispositif est composé de :

20 brigades sur le réseau RATP (300 stations et 30 gares), financées à 100 % par Île-de-France Mobilités, soit 3,8 M€ jusqu’en 2020

20 brigades sur le réseau SNCF, cofinancées sur 3 ans (2017 -2019) par Île-de-France Mobilités (4 M€) et la SNCF (2 M€)

Jusqu’à 55 minutes gagnées pour les voyageurs, en toute sécurité

Ce dispositif doit permettre d’effectuer une « recherche d’indices » en 5 à 15 minutes, contre plus d’une heure en l’absence de telles équipes, ce qui permet d’accroître l’efficacité des équipes de la SUGE (Surveillance Générale) de la SNCF et de la GPSR (Groupe de Protection et de Sécurité des Réseaux) de la RATP et donc de lutter plus efficacement contre d’éventuels actes malveillants.

Une ligne RER perturbée à l’heure de pointe par un colis suspect met 2 à 3 heures pour retrouver un trafic normal. L’intervention plus rapide de l’équipage de cyno-détection promet une perturbation moins profonde du trafic de la ligne et un retour plus rapide à la normale.

Une des équipes de cyno-détection déployée sur le réseau d’Île-de-France

La vidéoprotection généralisée dans tous les transports

Île-de-France Mobilités finance également le développement de la vidéoprotection sur l’ensemble du réseau d’Île-de-France :

  • 100% des bus RATP sur le réseau Paris et Petite Couronne sont déjà équipés de caméras et 90% des bus de Grande Couronne (avec un objectif de 100% d’ici fin 2018)
  • 100% des stations de métro et des gares sont vidéo-protégées
  • 100% des trains et RER seront vidéoprotégés d’ici fin 2021 (incluant notamment les 700 trains neufs ou rénovés commandés d’ici 2021).

Un numéro d’urgence unique, le 31 17

Désormais tout voyageur du réseau francilien de la SNCF ou de la RATP, qui est témoin ou victime d’une agression, d’une situation anormale ou qui constate une personne en danger, peut contacter un numéro d’urgence unique, le 31 17, par téléphone. Pour plus de discrétion, il est aussi possible d’envoyer un sms au 31 17 7 ou de signaler l’incident via l’application « Alerte 31 17 » ou sur Vianavigo. Ce service, conçu par la SNCF, est disponible 7j/7 et 24h/24.

Lorsqu’il interpelle un appel ou un sms, l’opérateur du 31 17 identifie l’émetteur, prend en compte sa nature et localise sa provenance. Des agents de sécurité sont alors envoyés immédiatement sur place pour intervenir.


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